Archives mensuelles : avril 2014

1er mai, fête des exploités en Côte d’Ivoire

En Côte d’Ivoire et surtout à Abidjan, la vie est dur pour tous et à tous les niveaux de la société.
Les chômeurs cherchent du travail, ont beaucoup de mal à en trouver et envient même ceux qui travaillent (– S’ils savaient!).
Les travailleurs eux, qu’ils soient dans le public ou dans le privé, sont exploités par les employeurs, souffrent pour boucler les fins de mois et ne vivent pas mais survivent de leur travail (– Ca ressemble à de l’esclavage parfois!).
Et pour cause, le taux de syndicalisation en Côte d’Ivoire est de seulement 42% et les travailleurs ne connaissent pas leur droit.
Et même quand ils connaissent très bien le droit du travail, ils font face à l’incroyable mauvaise foi des patrons qui n’hésitent pas à mentir, corrompre, escroquer, faire chanter, manipuler, … (– Bon, je m’arrête là).
L’UGTCI (Union Générale de Travailleurs de Côte d’Ivoire), la FESACI (Fédération des Syndicats Autonomes de Côte d’Ivoire), la centrale syndicale dignité, beaucoup de syndicats pour finalement peu d’avancé en matière de droit du travailleur (– A quoi ils servent?).
L’Etat Ivoirien, il y a quelques mois, annonçait la hausse du SMIG (Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti) en Côte d’Ivoire qui passerait de 36607 FCFA à 60000FCFA.
On attend toujours que les salaires dans le privé comme dans le public évoluent comme promis (– Encore de belles paroles!).
Quand on pense qu’on donne 50 millions de FCFA aux footballeurs Ivoiriens comme Didier Drogba ou Yaya Touré alors qu’on n’arrive pas à payer décemment les travailleurs (– C’est vraiment la me*****!).
Bref qu’on soit travailleur ou chômeur, la différence n’est pas si grande quand on sait que les 2 ne vivent pas mais essaient de survivre avec le peu qu’ils arrivent à avoir.

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Les Africains doivent avoir plusieurs épouses

Au Kenya, les députés ont voté à l’unanimité, malgré leurs divergences politiques, une loi autorisant les hommes à prendre une 2e femme (voire plus) sans le consentement de leur femme.
Les femmes espèrent l’abrogation de cette loi controversée par le président Kenyan M Uhuru Kenyatta mais il ne faut pas se faire d’illusion.
Peut-être que la 1ère Dame du Kenya Mme Margaret Kenyatta saura trouver les mots pour convaincre son mari de s’opposer aux parlementaires mais son avis n’a pas l’air aussi important que ça.
« Quand on épouse une femme Africaine, elle doit savoir qu’une 2e femme va suivre, puis une 3e » a même affirmé M Samuel Chepkong’a, le président de la commission des affaires juridiques et légales du parlement.
Mais quand on sait que les hommes (nous parce que j’en fais partie) sont bigames de nature sur tous les continents, n’est-ce pas là la légalisation de pratiques habituellement cachées?


L’orchestre Poly-rythmo ressuscite par magie

Tous les Béninois d’un certain âge ont forcément déjà dansé sur le « I feel good » version vaudou de l’orchestre Poly-rythmo de Cotonou.
Après plus de 42 ans et malgré la mort de certains de ses membres (le fondateur du groupe Clément Mèlomè, le guitariste de génie Papillon, le batteur Léopold Yéhouessi et le rossignol Eskill Lohento), les autres membres du tout puissant orchestre Poly-rythmo sont prêts à reprendre du service pour le grand bonheur des nostalgiques.
Le mythique groupe orchestre Poly-rythmo a vécu l’indépendance du Bénin, la révolution Marxiste, le multipartisme et viennent de faire la preuve que leur musique mêlant racines Africaines et rythmes latinos vivra encore longtemps.
Le « T.P » doit une fière chandelle à Elodie Maillot qui lors d’un voyage à Abomey au Bénin, a été séduite par leur musique intemporelle et surtout par leur chanson « Angelina ».
Pour ses membres, ce sont maintenant des tournées dans le monde entier (Etats-Unis, France, Brésil), bref c’est l’heure de gloire de ces vieux crooners Béninois.