Archives de Catégorie: événements

Le blog abidjaneur dé-mé-na-ge

Eh oui, mon blog quitte ce petit studio wordpress pour un appartement grand standing 5 pièces grâce à Rom multimédia qui m’a aidé parce qu’il paraît que je raconte des trucs intéressants.
Pour me lire désormais, il faut aller sur www.abidjaneur.tk.
Alors vous êtes les bienvenus dans mon nouveau chez moi.

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Campus de Cocody, vrai faux nouveau départ

« Un départ nouveau, un nouveau départ pour l’université Félix Houphouët Boigny de Cocody » disaient les autorités Ivoiriennes après tous les travaux sur le campus d’Abidjan Cocody.
Sur le campus, c’est beaucoup mieux qu’avant mais c’est toujours dur pour les étudiants et étudiantes en Côte d’Ivoire qui ont de nouvelles difficultés.
« La nourriture du réfectoire laisse à désirer », « la queue est très longue pour avoir un repas au réfectoire », « pour manger ailleurs qu’au réfectoire on doit descendre jusqu’au CHU de Cocody » se plaignent certains étudiants.
« Ce serait bien si on nous permettait de préparer nos repas dans les chambres », « on manque souvent d’eau pour se laver et pour les toilettes » protestent d’autres étudiants.
C’est dur pour tout le monde qu’on soit étudiants ou pas, les gars!
Et la vie sur ce campus s’est beaucoup améliorée aujourd’hui, quand on sait qu’avant c’étaient les machettes, les barraques, les associations politisées d’étudiants, les bandes de voyous,… bref la violence sous toutes ses coutures.


L’autoroute du Nord va encore tuer en Côte d’Ivoire

Quand les autoroutes et les ponts ont commencé à être construits ou réhabilités en Côte d’Ivoire, tout le monde dans le pays était content car on disait que c’étaient des fonds d’investisseurs étrangers.
Quand le gouvernement Ivoirien a laissé entendre qu’il y aurait des péages sur ces infrastructures routières, tout le monde comprenait que c’est pour leur entretien et rembouser les fonds utilisés.
Mais maintenant que le ministre M Patrick Achi annonce les prix pour le péage sur l’autoroute du Nord, presque tout le monde est écoeuré:
pour les voitures personnelles 1250 FCFA, pour les véhicules de transport 5000 FCFA, pour les camions 7000 FCFA et pour les poids lourds 10000 FCFA.
Ces frais de péage sont trop élevés car ils se répercuteront obligatoirement sur le prix du transport, le prix des produits vivriers et même peut être de tous les prix.
Est-ce que ces frais de péage ont été fixés en fonction du trafic sur l’autoroute? de la situation économique? et surtout de la poche des populations en Côte d’Ivoire?


1er mai, fête des exploités en Côte d’Ivoire

En Côte d’Ivoire et surtout à Abidjan, la vie est dur pour tous et à tous les niveaux de la société.
Les chômeurs cherchent du travail, ont beaucoup de mal à en trouver et envient même ceux qui travaillent (– S’ils savaient!).
Les travailleurs eux, qu’ils soient dans le public ou dans le privé, sont exploités par les employeurs, souffrent pour boucler les fins de mois et ne vivent pas mais survivent de leur travail (– Ca ressemble à de l’esclavage parfois!).
Et pour cause, le taux de syndicalisation en Côte d’Ivoire est de seulement 42% et les travailleurs ne connaissent pas leur droit.
Et même quand ils connaissent très bien le droit du travail, ils font face à l’incroyable mauvaise foi des patrons qui n’hésitent pas à mentir, corrompre, escroquer, faire chanter, manipuler, … (– Bon, je m’arrête là).
L’UGTCI (Union Générale de Travailleurs de Côte d’Ivoire), la FESACI (Fédération des Syndicats Autonomes de Côte d’Ivoire), la centrale syndicale dignité, beaucoup de syndicats pour finalement peu d’avancé en matière de droit du travailleur (– A quoi ils servent?).
L’Etat Ivoirien, il y a quelques mois, annonçait la hausse du SMIG (Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti) en Côte d’Ivoire qui passerait de 36607 FCFA à 60000FCFA.
On attend toujours que les salaires dans le privé comme dans le public évoluent comme promis (– Encore de belles paroles!).
Quand on pense qu’on donne 50 millions de FCFA aux footballeurs Ivoiriens comme Didier Drogba ou Yaya Touré alors qu’on n’arrive pas à payer décemment les travailleurs (– C’est vraiment la me*****!).
Bref qu’on soit travailleur ou chômeur, la différence n’est pas si grande quand on sait que les 2 ne vivent pas mais essaient de survivre avec le peu qu’ils arrivent à avoir.


Awa Fadiga tuée par le ministère de la santé et de la lutte contre le sida

Âgée de 23 ans, Awa Fadiga, étudiante, s’exerçait au mannequinat et apparaissait dans des défilés de mode et des publicités à Abidjan en Côte d’Ivoire.
Elle est morte par la faute de personnes négligentes et incapables.

Voici le déroulement très probable mais pas certain de l’agression à Abidjan:
Awa emprunte le soir du dimanche 23 mars vers 21 heures un taxi-compteur pour quitter des 2Plateaux et se rendre à Treichville.
Tout commence au niveau du pont de la gendarmerie d’Agban à Adjamé.
Avec son complice caché dans le coffre arrière, le chauffeur du taxi-compteur lui ordonne de leur remettre tout ce qu’elle a.
Elle refuse d’obtempérer et lutte avec ses agresseurs dans le taxi-compteur.
Les 2 hommes ont le dessus et elle est rouée de coup à l’arme blanche avant d’être jetée hors du véhicule sur le pont de la gendarmerie d’Agban.
Des gendarmes la retrouvent gisant dans une mare de sang, inconsciente vers 21h30 et l’évacuent vers le Centre Hospitalier et Universitaire (CHU) de Cocody.

La suite des événements dès l’arrivée au CHU de Cocody, elle, semble sûre et certaine:
Le personnel du CHU exige le paiement d’une somme d’argent avant les premiers soins.
Personne ne peut les payer malheureusement.
Alertée par des passants, la gendarmerie du Mirador d’Adjamé fouille le sac à main et trouve le contact d’un parent d’Awa.
Oui, vous avez bien compris: le sac avait tout son contenu intact car les agresseurs n’ont rien emporté.
La gendarmerie avise les parents qui se rendent aux environs de 13h au CHU de Cocody.
Ils constatent que leur fille n’a bénéficié d’aucun vrai soin et la trouve allongée au sol, saignante et recouverte d’un pagne donné par une femme de ménage.
Cette dernière leur explique qu’elle a elle-même nettoyé la jeune fille.
Les parents d’Awa paye immédiatement pour que la jeune femme reçoive les médicaments nécessaires.
Le CHU leur met la pression pour qu’ils payent les frais d’ambulance pour transporter Awa dans une clinique privée pour faire un scanner.
Et pour cause, le scanner du CHU de Cocody est en panne depuis près d’1mois.
Elle rentre quelques heures après au service de réanimation du CHU où elle décède le mardi 25 mars à 07h.
L’étudiante-mannequin qui a agonisé du dimanche 23 mars à 22h jusqu’au lundi 24 mars à 13h a perdu trop de sang.
Elle a été inhumée le jeudi 27 mars à 13 heures au cimetière de Williamsville.

Version de ses proches
Ses proches affirment qu’elle a passé la nuit sans soin, faute de pouvoir payer.
Son agent confie qu’elle est restée sans soin de 22h à 13h (pendant 15h de temps sans soin) parce que personne ne pouvait payer les soins.

Version du ministère de la santé
Le CHU et le ministère de la santé ont une tout autre version des faits:
Le service de communication de l’hôpital explique qu’Awa a été prise en charge dès son arrivée, en se basant le cahier des admissions tenu par le personnel.
Dans un communiqué, le ministère de la santé et de la lutte contre le sida prétend qu’Awa a reçu les premiers soins médicaux par voie veineuse avec un nettoyage et des soins corporels par les filles de salle à l’eau savonneuse et à l’antiseptique.
Pour Raymonde Goudou Coffie, la ministre de la santé et de la lutte contre le sida, la jeune victime est « décédée suite à une agression inadmissible qui n’engage pas la responsabilité des services de santé. »

Mon avis à moi
Elle sous-entend que la famille et les proches d’Awa Fadiga mentent alors!
Je ne vois aucune raison pour que la famille mente à ce sujet.
Par contre, le CHU et le ministère, eux peuvent mentir pour sauver leur place.
D’après mon expérience personnelle, je peux dire que:
– le SAMU est mal équipé et souvent mal formé (c’est la responsabilité du ministère de la santé)
– l’hôpital vous laisse de côté si vous ne pouvez pas payer les soins (il est surchargé et doit donc agir en fonction des priorités)
– les établissements hospitaliers sont sous-équipés
– le personnel hospitalier est mal payé (les spécialités ne sont pas prises en compte dans les salaires) et n’est pas payé pendant des mois,ce qui fait perdre toute motivation malgré le sacerdoce
– le personnel hospitalier reçoit mal surtout les infirmières (la vie est dure pour tout le monde, pas seulement pour les sages-femmes)

Ma conclusion est que c’est tout le système sanitaire qui est défaillant (pas les médecins et les infirmières) et donc le ministre de la santé et de la lutte contre le sida qui doit rendre des comptes (cette dame qui a le culot de dire que ce n’est pas de la responsabilité des services de santé).
Elle ne manque pas d’air celle-là!

PS:Mon article est plus long que d’habitude parce que je suis révolté par cette affaire.


Recensement Général de la Population et de l’Habitat, faux départ

Le Recensement Général de la Population et de l’Habitat de Côte d’Ivoire, lancé à Bouaké le samedi 15 mars, a commencé officiellement le lundi 17 mars avec un budget de 12 milliards de FCFA.
Il doit être effectué par des jeunes qui sillonneront tout le pays pour récolter des informations dans les ménages en Côte d’Ivoire.
Mais on voit déjà des couacs dans l’organisation du recensement.
D’une part, alors que le recensement devrait déjà avoir commencé, on apprend que ces jeunes recenseurs sont encore en formation, avec 5000 FCFA chacun pour les 12 jours de formation soit 415 FCFA/jour:
Ce qui est trop peu.
D’autre part, ils seront payés 110000 FCFA pour le mois pendant lequel se fera le recensement, y compris les frais de communication, de transport, d’hébergement:
Là ça frise le ridicule.
Si le gouvernement Ivoirien ne revoit pas sa copie, le travail risque d’être baclé à tous les niveaux (à la place des agents recenseurs, qui serait motivé ?).
Pourquoi ne pas augmenter le budget pour mieux payer les jeunes agents recenseurs et avoir des statistiques fiables?


La police universitaire donne des cours de violences

Après les violences qui ont eu lieu sur le campus de Cocody à Abidjan du fait de la police universitaire, les professeurs sont en grève depuis le 03 mars.
Pendant ces 3 jours, cette police désormais sans leur tenue bleue était regroupée devant son siège.
Les enseignants ont repris les cours ce vendredi 07 mars après avoir obtenu le retrait physique et écrit de cette police (appliqué par Conseil de l’université de Cocody) et la radiation des 20 éléments de cette police universitaire reconnus coupables des violences.
Les professeurs et les étudiants demandent aussi la police nationale sur le campus de Cocody pour assurer leur sécurité.
Le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, M Ibrahim Cissé Bacongo a perdu son bras de fer avec la présidente de l’université de Cocody, Madame Bakayoko Ly Ramata.
C’est elle qui avait suspendu provisoirement les activités de la police universitaire sur le campus et promis de saisir le gouvernement pour obtenir son départ.
On se demande quelle formation a reçu cette police universitaire et surtout pourquoi M Ibrahim Cissé Bacongo tenait absolument à les protéger de toute sanction?